La réponse courte
Ni le statut ni la taille ne garantissent quoi que ce soit. Ce qui compte, ce sont des choses vérifiables : des sites en ligne que vous pouvez visiter, des avis publics, une entreprise réellement immatriculée, et une réponse claire à la question « que se passe-t-il après la livraison ? »
Le faux débat freelance contre agence
Nous avons vu d'excellents freelances et des agences décevantes, et l'inverse. Le freelance est souvent moins cher et plus direct : vous parlez à la personne qui fait le travail. L'agence apporte une équipe, des process et une continuité. Mais un freelance sérieux avec un bon suivi vaut mieux qu'une agence qui vous confie à un stagiaire. Jugez sur les preuves, pas sur la plaquette.
Cinq vérifications qui prennent dix minutes
Avant tout rendez-vous, faites ceci :
- Visitez trois de ses réalisations, sur votre téléphone. Sont-elles rapides, à jour, encore en ligne ? Un portfolio de sites disparus en dit long.
- Vérifiez l'entreprise sur l'Annuaire des Entreprises, le service public qui affiche l'immatriculation, la date de création et l'état d'une société. Un prestataire sans SIREN n'est pas un prestataire.
- Lisez les avis publics, sur Google ou sur une plateforme indépendante. Cherchez la réponse aux avis négatifs plutôt que l'absence d'avis négatifs.
- Testez le délai de réponse à votre premier e-mail. Il ne s'améliorera pas une fois le contrat signé.
- Demandez qui sera votre interlocuteur dans six mois. Si la réponse hésite, vous avez votre réponse.
Les trois questions de propriété
Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom, pas à celui du prestataire. Vos textes et vos images restent les vôtres. Pour le code du site, sachez qu'en droit français, la cession des droits d'auteur doit être écrite et détaillée : l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé fasse l'objet d'une mention distincte, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée, comme le précise Légifrance. Sans clause écrite, le code reste à son auteur, même si vous avez payé le site.
Chez holyweb, c'est écrit noir sur blanc dans nos conditions générales : le nom de domaine et les contenus sont à vous, la conception technique reste la nôtre pendant l'abonnement, et un rachat est possible par contrat séparé. Nous préférons le dire avant plutôt que de le laisser découvrir après.
La question qui départage tout : et après ?
Un site livré n'est pas un site fini. Qui fait les mises à jour de sécurité ? Qui change les horaires en août ? Qui répond quand le formulaire ne fonctionne plus ? Beaucoup de devis s'arrêtent à la livraison, et c'est là que les ennuis commencent. Ce qui se passe quand le prestataire ne répond plus, nous le racontons dans mon prestataire web a disparu.
C'est pour cette raison que nous ne vendons pas de site sans le suivi : l'abonnement comprend l'hébergement, la maintenance et les modifications, avec un interlocuteur qui répond sous 24 h. Vous pouvez nous appliquer les cinq vérifications ci-dessus : nos réalisations sont en ligne, nos avis sont publics, et notre société est immatriculée dans le Tarn.
